Quel est le meilleur livret d'épargne en 2026 ?
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En 2026, le Livret A affiche un taux net de 2,4 %, confirmé par la Banque de France en février et reconduit pour toute l'année. Il reste la référence pour l'épargne de précaution : liquidité immédiate, exonération totale d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, plafond à 22 950 euros. Pour les ménages sous conditions de ressources, le LEP (Livret d'Épargne Populaire) est supérieur avec un taux de 3,5 %, plafonné à 10 000 euros. Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire), au même taux que le Livret A, ajoute 12 000 euros de capacité supplémentaire. Au-delà de ces livrets réglementés, les meilleurs comptes à terme proposés par plusieurs établissements en ligne atteignent 3 % à 3,5 % brut, soit 2,1 % à 2,45 % nets après flat tax de 30 %. Le choix optimal dépend de votre horizon, de votre besoin de disponibilité et de votre éligibilité au LEP. Source : service-public.fr, Banque de France.
Comment ouvrir un PEA et pourquoi le préférer à un compte-titres ?
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Le Plan d'Épargne en Actions (PEA) est une enveloppe fiscale réglementée par l'AMF, plafonnée à 150 000 euros de versements. L'avantage décisif : après 5 ans de détention, les plus-values et dividendes sont exonérés d'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. Sur un compte-titres ordinaire, les mêmes gains sont soumis au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 30 %, soit 12,8 % d'impôt plus 17,2 % de prélèvements sociaux. L'écart de fiscalité peut représenter des milliers d'euros sur une longue période. Pour ouvrir un PEA, il suffit d'être majeur et résident fiscal français, de ne pas en détenir déjà un, et de choisir un établissement agréé (banque traditionnelle, banque en ligne, courtier en ligne). Boursorama, Fortuneo et plusieurs autres proposent des PEA sans droits de garde. Privilégiez un courtier avec des frais de courtage inférieurs à 0,5 % par ordre pour maximiser la performance nette.
Que change le PFU (flat tax) sur les revenus du capital ?
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Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), dit flat tax, a été introduit en 2018 par la loi de finances et soumet l'ensemble des revenus du capital mobilier à un taux unique de 30 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG/CRDS). Avant le PFU, ces revenus étaient intégrés au barème progressif de l'IR, ce qui pénalisait les contribuables aux tranches élevées. Le PFU simplifie la déclaration : Bercy reçoit directement l'acompte via le versement anticipé de 12,8 %, puis le contribuable peut opter pour l'intégration au barème lors de sa déclaration si cela est plus avantageux (cas rare, surtout pour les ménages non imposés). Les dividendes, intérêts de compte à terme, plus-values de cession de valeurs mobilières et distributions de parts de SCPI sont concernés. Les produits réglementés (Livret A, LDDS, LEP, PEA après 5 ans, assurance-vie après 8 ans avec abattement) restent hors champ du PFU.
Quelle est la différence entre une banque en ligne et une néobanque ?
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Une banque en ligne est un établissement de crédit agréé par l'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution), disposant d'une licence bancaire complète : elle collecte des dépôts, accorde des crédits, propose des livrets réglementés (Livret A, PEA, assurance-vie) et bénéficie de la garantie des dépôts jusqu'à 100 000 euros par déposant via le FGDR. Boursorama, Fortuneo, Hello Bank et BforBank entrent dans cette catégorie. Une néobanque est généralement un établissement de monnaie électronique (EME) ou de paiement agréé, pas un établissement de crédit à part entière : elle propose un compte courant, une carte et parfois de l'épargne, mais rarement du crédit immobilier ou des produits d'investissement. Revolut, N26, Lydia et Nickel suivent ce modèle. La protection des fonds diffère selon la nature juridique. Source : ACPR, Banque de France.
Combien faut-il pour investir en SCPI ou en ETF ?
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L'accessibilité de ces deux véhicules a beaucoup évolué. Une SCPI se souscrit désormais à partir de quelques centaines d'euros via plusieurs plateformes (Louve Invest, Iroko Zen, Corum), contre 5 000 à 10 000 euros via les circuits traditionnels. Le rendement distribué (DVM) tourne autour de 4 % à 5,5 % brut en 2026, soumis au barème de l'IR ou à la flat tax de 30 %. L'AMF rappelle que la valeur des parts peut baisser et que la liquidité est limitée. Un ETF de type MSCI World se négocie comme une action, avec un ticket d'entrée de 10 à 500 euros. Les frais de gestion annuels (TER) des meilleurs ETF sont inférieurs à 0,25 %. Via un PEA, cet ETF bénéficie de la fiscalité favorable après 5 ans. Les deux instruments sont accessibles aux particuliers sans connaissance avancée, mais impliquent un risque de perte en capital.
Comment fonctionne le taux d'usure et qui le fixe ?
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Le taux d'usure est le taux maximal légalement autorisé au-delà duquel aucun établissement de crédit ne peut accorder un prêt en France. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France, conformément au Code de la consommation (article L314-6). Son calcul s'appuie sur les taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit au cours du trimestre précédent, majorés d'un tiers. Il s'exprime en TAEG (Taux Annuel Effectif Global), qui inclut le taux nominal, les frais de dossier, l'assurance emprunteur et tout autre coût obligatoire. En 2025 et début 2026, la remontée puis la stabilisation des taux directeurs de la BCE ont conduit à plusieurs révisions du taux d'usure. Pour un crédit immobilier à taux fixe sur 20 ans et plus, le taux d'usure publié par la Banque de France est à vérifier sur leur site officiel car il évolue chaque trimestre. Dépasser le taux d'usure constitue le délit de prêt usurier, sanctionné pénalement.
Quels sont les abattements pour donation parents-enfants en 2026 ?
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En 2026, chaque parent peut donner à chacun de ses enfants jusqu'à 100 000 euros tous les 15 ans sans aucun droit de donation, grâce à l'abattement légal prévu par le Code général des impôts (article 779). Un couple peut donc transmettre jusqu'à 200 000 euros à chaque enfant par période de 15 ans sans imposition. Des abattements complémentaires existent : 31 865 euros tous les 15 ans pour un don de somme d'argent (don Sarkozy) si le donateur a moins de 80 ans et le donataire est majeur. Au-delà des abattements, les droits de donation s'appliquent selon un barème progressif allant de 5 % à 45 % selon la tranche. L'assurance-vie bénéficie d'un régime spécifique : les versements avant 70 ans permettent une transmission jusqu'à 152 500 euros par bénéficiaire sans droit de succession (article 990 I du CGI). Source : Bercy, Direction générale des Finances publiques (DGFIP), service-public.fr.